Avoir vu et lu l’information relative à la volonté du président Alpha Condé, en Conseil des ministres, du jeudi 19 novembre – invitant son Premier ministre à ‘’diligenter la réalisation d’audits de certains établissements publics en vue de s’assurer de la qualité de la gestion pratiquée au sein de ces entités’’ –  c’est une annonce qui vient confirmer le début d’un certain ménage au sein de son système. Mais surtout la grande inquiétude demeure – relative au choix des établissements publics où l’opération doit commencer.

L’on se rappelle lors de la présentation de la politique générale du gouvernement, en juin 2018, le Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana, devant les honorables députés, s’est engagé à mener une lutte sans répit contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance. Selon lui, cette volonté était la traduction de la vision du chef de l’Etat pour une gestion parcimonieuse des finances publiques dans le but d’investir efficacement dans l’amélioration des conditions de vie des populations. Mais l’opération s’est vite arrêtée après que le contrôle ait mis la corde au cou des deux proches du président, s’agissant de Paul Moussa Diawara, alors directeur de l’OGP et Sékou Camara, DG de l’Office guinéen des chargeurs. Mais dans tous les cas, la bonne foi du président se mesurera par la formation du nouveau gouvernement, si ceux ou celles qui ont gravi les échelons dans l’administration auront cette fois-ci les fonctions de ministre. Donnons nos langues au chat !

Makoura pour www.alerteur.com