Kissidougou est une ville ancienne de la Guinée, situé environ à 600 kilomètres de la capitale Conakry, porte d’entrée de la Guinée forestière. C’est une localité qui a toujours servi comme creuset pour la promotion du leader du RPG. Le professeur Alpha Condé n’a cessé d’ailleurs de marteler publiquement que cette ville est l’Université du RPG.
La phrase a toute une signification. C’est l’endroit où nombreux militants du RPG ont été emprisonnés et d’autres ont choisi le chemin de l’exil, et ils ne sont plus revenus au pays, c’est le cas par exemple du griot Karamo Fina (décédé), qui a fui pour aller en Côte d’Ivoire, et il n’est jamais revenu. Choisir de mourir à l’exil pour la défense d’une idéologie dont qu’il n’a pas bénéficié de son vivant, c’est aussi l’autre mal de la politique. C’est pour cette raison, le professeur Alpha Condé a toujours dit que ceux qui l’ont élu ne savent pas dire RPG, mais disent plutôt « RPC ». On se souviendra d’ailleurs, lorsqu’il a été investi candidat pour un nouveau mandat, le président Alpha Condé a annoncé la mise en place d’une commission pour recenser les militants des premières heures du RPG, il s’agit des oubliés du parti, des hommes et des femmes qui se sont sacrifiés pour la défense du RPG.
À Kissidougou, au-delà de la famille de feu Sauro Mara, figure de proue du RPG, d’autres grandes familles méritent la même attention du chef de l’État. Ils sont d’ailleurs nombreux, des citoyens de cette localité estimant que le président Alpha Condé doit nommer nombreux cadres de cette ville en vue d’honorer les mémoires de ceux qui ont perdu leur vie. Mais le contraste est que les anciens du PUP sont devenus maîtres interlocuteurs entre les militants à la base et le chef de l’Etat. Il y a d’autres personnes, qui estiment encore que le chef de l’État doit construire une statue symbolisant la vie des martyrs du RPG à Kissidougou. Cette action pourrait servir de cohésion entre toutes les sensibilités.
Aujourd’hui, ils sont rares parmi les cadres ressortissants de cette ville qui cherchent à panser les plaies des militants des premières heures du RPG. Entre autres, ils ont pour noms : Abou Diallo, Saadou Nimaga, Edouard Mansaré (…), y compris les anciens qui donnent des conseils aux jeunes, dont l’actuel président de la Cour des comptes, Mohamed Diaré et le haut représentant du chef de l’Etat, Claude Kory Kondiano. Encore, rien n’est tard pour le chef de l’Etat de panser la plaie – qui est assez d’ailleurs béante à l’heure du premier mandat de la IVe République.
Dian Bah pour www.alerteur.com