La CEDEAO s’est réunie en session extraordinaire à Accra (Ghana), ce jeudi 16 septembre 2021, sous la présidence du président Nana Akufo-Addo, en qualité du président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de la Cedeao. Il a été question de faire le point sur l’évolution de la situation politique en République de Guinée et du Mali. Au sortir de cette session extraordinaire, les chefs d’Etat de la Cedeao ont pris des sanctions ciblées contre la junte au pouvoir en Guinée.


Extrait : [Sur la Situation politique en République de Guinée 7. La Conférence réitère sa ferme condamnation du coup d’Etat du 5 septembre 2021 et réaffirme son exigence pour la libération immédiate et sans condition du Président Alpha Condé. Elle rappelle encore qu’elle tient les membres du Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD) pour responsables individuellement et collectivement de l’intégrité physique du Président Alpha Condé.

  1. La Conférence a été informée de la situation socio-politique présente en République de Guinée et de l’apparent engagement du Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD) à œuvrer pour un retour rapide de l’ordre constitutionnel. Elle a également noté la décision du CNRD d’engager des consultations avec l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux sur la situation socio-politique en République de Guinée. La Conférence s’est fortement préoccupée de la résurgence des coups d’Etat après ceux du Mali en 2020 et 2021.
  2. Après examen du Rapport et délibérations, la Conférence décide de ce qui suit : a. le maintien de la suspension de la Guinée de toutes les instances de la CEDEAO jusqu’à la restauration de l’ordre constitutionnel ; b. la tenue, dans un délai de six (6) mois, des élections présidentielle et législatives pour la restauration de l’ordre constitutionnel en République ;
  3. la mise en œuvre des sanctions ciblées conformément aux protocoles de la CEDEAO, impliquant l’interdiction de voyage des membres du CNRD ainsi que des membres de leur famille et le gel de leurs avoirs financiers ;
  4. l’appui de l’Union Africaine, de l’Union européenne, des Nations Unies, et des partenaires multilatéraux et bilatéraux pour la mise en œuvre desdites sanctions ; e. l’interdiction aux membres du CNRD d’être candidats à l’élection présidentielle ; f. l’accompagnement de la CEDEAO dans la résolution rapide de la crise et la préparation des élections (…).