Au lendemain du scrutin présidentiel du 18 octobre dernier, un sujet défraie désormais la chronique – celui relatif à la dissolution de l’Assemblée nationale – ce débat est porté par une partie de la société civile guinéenne qui demande la dissolution de la 9e législature au sein de laquelle les figures de proue de l’opposition sont absentes.

Interrogé pour évoquer ce sujet, notamment à la faveur d’une conférence de presse lundi 23 novembre, le chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, l’honorable Aly Kaba, affirme pour sa part que « la question de dissolution de l’Assemblée nationale n’est pas une condition, ni un point de revendication… », a fait entendre l’honorable Aly Kaba à la presse. Et pour faire cette option, l’honorable député ajoute : « Et si par hasard, tel était le cas, la dissolution de l’Assemblée nationale est régie par des dispositions. Et seul le président de la République en a les prérogatives. Si nous ne sommes pas dans ce schéma, je ne vois pas comment on peut envisager la dissolution du parlement », a-t-il tranché.

Par ailleurs, le député rejette la thèse avancée par certaines opinions prétextant que les principaux partis de l’opposition ne siègent pas au sein de l’hémicycle : « On n’a pas autant de problèmes que la 8ème législature où l’opposition était représentée majoritairement. Il arrivait par moment où les députés de l’opposition boudaient carrément les travaux de session pour des raisons politiques qui n’avaient rien avoir avec les travaux de l’Assemblée […] La question de dissolution de l’Assemblée est un faux débat puisqu’il y a aucune raison (…) », a martelé le chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale.

Propos recueillis par Dian Bah