Hommage à la femme guinéenne ! (Par Kémoko Camara)

C’est en 1945 que l’aérogare de Conakry fut construite. Oui ! C’était une aérogare. Le Général de Gaulle lui-même l’a précisé dans ses archives. Mais dès après l’indépendance, la révolution engagea des travaux d’agrandissement de cet aéroport et fit bâtir d’autres dans les grandes villes du pays : Kindia, Labé, Boké, Kankan, Faranah, Nzérékoré… Il faut préciser d’ailleurs que la Guinée était un pays exsangue, un seul lycée et quelques collèges coloniaux existaient dans le pays. C’est la révolution qui bâti toutes les infrastructures d’un État moderne.

Sur le plan éducatif, plus de 600 établissements d’enseignement primaire et secondaire furent construits. Chaque village eu droit à une école primaire. Chaque préfecture eu un collège et 22 préfectures eurent chacune un lycée et un centre de formation professionnel (CFP). Trois (3) Universités furent construites (Gamal Abdel Nasser, Julius Nyeréré, Valérie Giscard d’Estaing). Des écoles normales, des instituts, une école nationale des arts et métiers et des écoles régionales des arts et métiers. Des centres de recherche (CERESCOR) ou PASTORIA. Une école nationale de la police, une académie de parachutistes à Labé…

Sur le plan sanitaire, la colonisation nous a laissé le CHU « Noël Ballay »qui fut agrandi et rebaptisé CHU Ignace Deen. Un autre fut rapidement bâti »CHU DONKA . Et chaque préfecture eu droit à son hôpital préfectoral. Et chaque région eu son hôpital régional. Chaque sous-préfecture eu un centre de santé.

Sur le plan économique et industriel, plus de 300 entreprises et industries nationales furent créées. Des milliers d’emplois créés. Des tonnes d’or stockées à la banque centrale pour soutenir la monnaie nationale. Des bâtiments et logements administratifs furent bâtis. Une flotte aérienne de 9 avions. Des trains et un chemin de fer de 650 kms.

 Sur le plan culturel et sportif, un stade de 26 000 places fut construit et un stade préfectoral pour chaque préfecture. Une merveille « SYLIPHONE » qui fit enregistrer pour la première la musique noire-africaine sur disque. Voici de façon ramassée quelques acquis qui justifient aujourd’hui matériellement la reconnaissance nationale envers Sékou Touré et ses compagnons.

 Sur le plan social, diplomatique, panafricaniste, le Président Sékou Touré et ses compagnons ont posé des actes d’anthologie que nul ne pourra plus jamais obstruer. Il nous revient à nous désormais, Guinéennes et Guinéens de la nouvelle génération, de continuer la construction de cette Nation.

En rappelant l’exemple du Kenya, de la Tanzanie, du Ghana, etc… ces pays qui avaient tous emprunté la même voie Africaine de développement que nous, et qui sont émergents aujourd’hui pour avoir maintenu et continué l’effort des Pères Fondateurs, nous vous invitons à soutenir le CNRD dans sa volonté de refondation en vue de donner une meilleure orientation à notre pays. Tout n’est pas rose, mais les actes posés nous invitent à accompagner la dynamique.

Aujourd’hui est un jour d’hommage, qu’il nous soit donc permis de saluer la mémoire de ceux qui ont ouvert la marche et qui ne sont pas là aujourd’hui pour voir le fruit de leur combat : Feux Sidiki Kobelé Keita, Aly Bocar CISSE, Vanfing Koné, Ibrahima Camara de Leinko, N’nagbè Chérif, Elhadj Mömö Bangoura, Bosco Bangoura… Qu’ils reposent en paix ! A travers ces actes de reconnaissance, nous replaçons Sékou Touré à son piédestal en lui rendant de façon ultraminimaliste, ce qu’il mérite.

Que Dieu bénisse la Guinée et l’Afrique !

Par Kémoko CAMARA