L’anomie dans la République consiste à dire par exemple tel poste de responsabilité est confiée à telle région ou une autre. Cette pratique donne l’idée du fédéralisme d’un autre âge – alors que la Guinée n’est pas un État fédéral. Les ethnies et les régions du pays sont une réalité socio-historique qui doit, en pratique, contribuer au développement du pays, et à s’entendre avec le mot d’ordre de la République.

Le poste de Premier ministre ne devrait pas être la propriété privée d’une région, et l’excuse impardonnable, c’est aussi dire que cette dernière a un poids électoral dans l’élection d’un président qu’il faut prendre en compte. Le mal de notre pays aujourd’hui, est que la République est prise en otage par l’illogisme et l’irrationnel des partisans du régionalisme et de l’ethnie.  Le chef de l’État doit mettre fin à cette récréation. C’est une pratique qui ne doit plus se ressembler au fonctionnement de nos institutions.  Le président Alpha Condé est à l’assaut du développement, au même titre, il doit combattre toute idée suprématiste liée aux postes de responsabilité.

Face aux attentes des populations, le président Alpha Condé (doit) changer le gouvernement

Par tradition démocratique, le gouvernement démissionne au lendemain d’élections législatives – y compris lors de la mise en place d’une nouvelle République. On parle alors de démission de courtoisie [1].   Pour redonner confiance à l’opinion par rapport au mot d’ordre de « gouverner autrement », le président de la République (doit) mettre en place un nouveau gouvernement dans le but d’affiner sa gouvernance en cours. C’est une urgence qui s’impose au temps. Les hommes et les femmes qui pensent être immuables dans les fonctions, doivent être surpris par la force de frappe du chef de l’État. Rien n’est encore tard, le président est le maître du temps et des horloges, et que l’opinion publique suit de près l’expression « gouverner autrement ».

Makoura pour www.alerteur.com