POINT DE VUE LECTEUREn constatant différentes interpellations d’anciens dignitaires du régime Alpha Condé, l’on est amené à se demander s’il n’y a pas un traitement de faveur pour certains coaccusés, poursuivis par la Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief). Tikou Kamara, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est apparemment sous le même sceau d’accusation que Kassory, Diané, Damaro, Damantang et d’autres qui croupissent toujours en prison, et en attente de leur jugement. Mais à la différence, Tibou Kamara semble avoir une certaine faveur en termes de traitement, dit-on. Nonobstant ses allers et retours aux lieux des investigations de la gendarmerie, il est quand même celui jusque-là, qui n’a pas été envoyé directement en prison après moult enquêtes à son sujet.

Le site Jeune Afrique révélait à son sujet en novembre 2021 que  » le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé est personnellement intervenu auprès du président de la transition, colonel Mamadi Doumbouya, pour obtenir le départ de Tibou Kamara du pays. Qu’il entretient en effet de très bonnes relations avec l’ancien conseiller spécial d’Alpha Condé qui a, entre autres, fait partie des négociateurs impliqués dans la résolution de la crise politique au Togo en 2018. »

Il convient de rappeler que l’ancien conseiller personnel d’Alpha Condé est celui-là qui défendait sous tous les toits la gouvernance du RPG arc-en-ciel. Ses tribunes millimétrées contre les opposants du régime déchu, illustrent davantage son engagement dans la consolidation du régime Alpha Condé.

 

Par Amadou Bah