(Courrier du lecteur) – Un grand homme d’État disait que : « l’Etat se doit d’aller affronter la colère populaire même si celle-ci est malsaine ». Cela revient à exprimer aujourd’hui cet état d’amertume dont montrent des citoyens qui font preuve de la plus grande revolte.

La commune de Ratoma est devenue en effet l’endroit où se déroulent : affrontement entre forces de l’ordre et manifestants, agression des citoyens innocents, pillages des magasins, assassinat des militants politiques. L’endroit est devenu un cycle infernal à l’apparence des stigmates d’une vraie guerre.

Depuis longtemps, l’on assiste au décompte macabre des jeunes-gens tués lors ou à l’issue des manifestations politiques. De ce fait tragique, les citoyens se désolent, appelant l’Etat à prendre ses responsabilités. D’autres citoyens appellent dans le même registre les opposants à s’entendre avec le pouvoir afin d’ouvrir le couloir de négociation. C’est la stagnation. Le statu quo qui ne dit pas son nom. Aucun des deux camps (pouvoir-opposition) n’accepte de tendre la main à l’autre. Une crise de confiance qui a créé l’assentiment du non-retour à la paix. Certains citoyens imaginent à dire qu’on n’est plus en politique ; à cause des acrimonies que les acteurs politiques disent dans les médias.

De nos jours, aucune information faisant état d’arrestation des présumés assassins de ces enfants tués dans la commune de Ratoma. À cet égard, l’État guinéen continue toujours à donner de l’espoir que les enquêtes sont en cours ; autrement dit qui ne connaissent pas le coucher du soleil. C’est de la désolation.

Alors, il est grand temps pour tous de préserver l’unité nationale.

Sidiki Camara