Le non-dit chez Elie Kamano, ce que le sens commun des Guinéens manifeste son remords dans l’ombre, de voir une telle figure artistique sur un terrain glissant.

En Guinée, on admire les gens quand tu fais leur sale besogne. Le terrain politique est coriace en Guinée. C’est une longue aventure qui ne se fait pas durant un mois. La politique est une question de conviction – une vision pour son pays. Au-delà de la libre Independence pour chaque citoyen de créer son parti politique – certaines figures constituent le patrimoine national en vue de faire rayonner la culture du pays, dans toutes ses composantes.

Qui a conseillé Elie Kamano de faire la politique ?

Il a fait la prison voulant certainement défendre une conviction. Mais il ne savait pas qu’en politique d’aucuns peuvent sacrifier leurs propres fils. Les gens pensent que la politique est une question du Buzz sur les réseaux sociaux, histoire de se doter d’une certaine audience. Ce n’est nullement pas le cas. La politique n’est pas aussi un attrait ethnique – pour se donner une satisfaction communautaire dans l’ignorance. En Afrique, la politique, c’est bien une question d’intérêts des clans.

Aujourd’hui, Elie Kamano mérite d’être sauvé pour qu’il rayonne à nouveau dans son domaine artistique. Il a quitté FNDC et dit avoir acté le divorce cette semaine avec ses amis : « C’est un divorce qui est consommé, parce que, à un certain moment donné, moi j’ai cru à un combat. Parce que ceux qui étaient censés être la solution aux problèmes, justement des militants du FNDC, j’ai compris après qu’ils ne sont en rien, au contraire, ils ont été le problème à la lumière pour l’émergence du combat du FNDC. Parce qu’ils sont restés bloqués et enfermés dans une stratégie. La stratégie, elle a été obsolète et monotone, parce qu’il y a un petit clan, un petit cercle, qui prend des décisions et ces décisions, elles ne sont pas contestées, qui que tu sois, tant que tu n’es pas dans ce noyau, et lorsqu’une idée émerge de ce noyau, c’est une idée qu’on doit mettre en pratique (…) », a-t-il révélé.

Il est temps. Les personnes de bonne volonté peuvent le dissuader afin de regagner son domaine artistique au bénéfice du patrimoine national.

Makoura pour www.alerteur.com