S’il faut vraiment attribuer des mots à Bah Oury, il pourrait être le parrain d’une folle mésaventure politique. D’abord condamné à perpétuité par contumance pour atteinte à la sureté de l’Etat en 2011, avant d’être gracié par le président Alpha Condé en décembre 2015, « notamment après plusieurs négociations en sourdine ». L’homme qui prétend être le fondateur de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) n’a pas encore trouvé de meilleur endroit pour sauter.

De retour en Guinée, après un long exil, Bah Oury affronte Cellou Dalein Diallo, remettant en cause sa gestion politique. En effet, il fut exclu de l’UFDG, le 5 février 2016. Amadou Oury Bah a donc créé « UFDG Renouveau », une plateforme politique en vue d’imiter sa « formation-mère » (UFDG). Mais cette option n’a pas fonctionné. Plus tard, il rejoint l’UDD, prenant les rêves de ce parti en pleine tempête, dont il a ensuite été évincé.

Pendant les manifestations du FNDC, Bah Oury se greffe aux côtés de Cellou et Cie, en vue, dit-on, se donner une virginité politique. Cela n’a pas marché aussi. Finalement, l’intellectuel a trouvé refuge dans l’UDRG, (l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée), un parti politique qu’il dirige à présent.

Un intellectuel brillant qui ne parvient toujours pas à convaincre ses électeurs

Il y a fort à parier si Bah Oury pourrait prendre un jour la tête de l’UFDG. Il aura tenté de toutes ses forces de faire tomber Cellou Dalein Diallo. Mais il semble que ce dernier aurait signé un pacte éternel avec ses militants et qu’il envisage de se présenter à nouveau aux élections de 2026. Cette annonce montre clairement que Bah Oury perdrait à jamais contre Cellou.

Dernière erreur politique ? Beaucoup de gens pensent que Bah Oury a commis l’erreur en rejoignant le cabinet de Mamadou Sylla, le chef de file au troisième mandat. Et qu’il aurait mieux fait de se taire au lieu de s’éloigner davantage de son électorat.

Makoura pour www.alerteur.com