Le Parti guinéen du Travail, de la Justice et de la solidarité (PGTJS) a organisé une conférence de presse ce lundi 23 décembre à Conakry. Cette conférence avait pour thème : (De la démocratie à la démocratie). Ce nouveau parti a pour vocation de trouver des solutions à des problèmes socio-politiques guinéens tout en effaçant le système actuel.

Dans sa communication, Dr. Madidian Keita, président du PGTJS a tout d’abord commencé à décrypter la situation socio-politique guinéenne avant de parler de sa vision et sa position par rapport à la nouvelle Constitution en débat dans le pays.

Selon lui, « la Constitution, c’est une loi qu’on établit pour que le peuple auquel cette loi est destinée puisse en jouir, pas de façon temporaire, mais de façon permanente. La Constitution, c’est la loi des lois ; elle peut connaître des amendements suivant l’évolution du monde. On peut apporter des éléments nouveaux à la loi qui existe déjà, mais on ne peut pas se mettre à changer une Constitution parce qu’il nous ait apparu la nuit une façon de faire les choses et le lendemain à cause de ça, on demande à ce qu’on change la Constitution… »

Poursuivant, le conférencier a souhaité la continuité dans l’administration : « encore une fois, il faut de la continuité dans l’administration, il faut la continuité dans la vie d’un peuple, on ne peut pas changer la vie d’un peuple parce qu’un certain individu est arrivé là, il s’appelle général, il s’appelle président. Nous sommes donc pour l’amendement et non un changement ».

Pour Jean Keita, consultant de ce parti, a décliné les objectifs du parti : « Mon objectif dans ce parti, c’est de créer l’emploi, les ressources naturelles de la Guinée. Nous savons comment les utiliser, nous savons quoi faire avec. Nous connaissons les marchés qui sont prêt à acheter les biens guinéens. Nous ne cherchons pas à endetter la Guinée en prenant des crédits avec la Chine, les États Unis que vos petits-enfants devront plus tard payer.  Nous voulons mettre fin à ce système. Nous ne supportons pas un changement de constitution et même plus urgent que ça.  Si un dirigeant qui a perdu la confiance du peuple prend crédit pour faire un projet en Guinée qu’il le fasse à son propre nom, pas au nom de la Guinée. Nous sommes fatigués d’être les victimes des crédits qui sont pris ailleurs pour des projets qui ne sont jamais effectués », fustige le consultant.

À rappeler que, ce Parti guinéen du Travail, de la Justice et de la Solidarité, a fait savoir à l’occasion de cette conférence qu’il n’a pas encore eu l’agrément auprès des aux autorités concernées à cet effet.

 

Oumar Konaté et Donatien