Le mois de juin de chaque année est considéré comme un mois spécial pour l’enfant. Cependant, à l’occasion du 01 juin 2021, des activités sont organisées dans les centres d’accueil et dans les villages SOS d’enfants pour faire l’état des lieux du cadre de vie de ces enfants qui y vivent.

C’est du moins ce qu’a annoncé Aissata Daffé, ministre de l’Action sociale et de l’Enfance. Elle était ce mercredi 02 juin 2021, dans Mirador de FIM Fm.

« Effectivement, est un problème qui préoccupe tout un chacun. Aujourd’hui, on est 61 pays en matière de la traite des enfants. Donc, on est un peu mieux classé. Il y a une loi qui vient de passer à l’Assemblée nationale portant règlementation de protection des enfants, et cette loi vient d’être promulguée il y a quelques jours. On a des centres d’accueil aujourd’hui dans notre pays. On est en collaboration avec l’OIM pour la prise en charge des enfants qui retournent à la migration sans être accompagnés. Le viol des enfants est devenu récurrent aujourd’hui, mais c’est la justice qui manque de rigueur dans notre pays. Hier, on était au village SOS d’enfants pour le lancement des activités. On a fait des demandes à la direction de faire en sorte que les enfants qui n’étudient pas fassent un métier. Mais les moyens manquent au département de l’action sociale. Il y a deux ans, les enfants abandonnaient l’école pour aller dans les mines par exemple à Siguiri mais vous savez avec les problèmes que nous avons, ce n’est pas facile. Mais nous comptons sortir à l’intérieur du pays pour faire des sensibilisations allant dans ce sens.

Au centre orthopédique de Donka, je fais venir tous les entrepreneurs qui travaillent là-bas, aujourd’hui pratiquement le chantier est à 75% d’évolution. C’est un problème qui ne date pas d’aujourd’hui, avec cette pratique d’excision, ces femmes gagnent beaucoup des choses comme des pagnes. J’invite tout le monde à nous aider à faire la sensibilisation un cheval de bataille… »

A rappeler, malgré les efforts du gouvernement et des institutions nationales et internationales qui entrent dans le cadre de l’encadrement et de la protection des enfants dans le pays, la maltraitance de cette couche vulnérable est visible partout à travers le pays.

Par Talibé Bah