Incontournable en matière de lutte contre le terrorisme transnational, et reconnue comme Une puissance régionale de stabilité et de paix dans une région à haut risque et à forte turbulence d’instabilité politique et sécuritaire, l’Algérie n’a jamais cessé d’appeler aux règlements des conflits par la voie politique, s’opposant aux interventions étrangères et à l’ingérence dans les affaires internes des pays, devenant un interlocuteur de choix en matière de préservation de la paix mondiale, tout en œuvrant au droit des peuples à bénéficier du droit d’autodétermination et du droit de choisir leurs gouvernants.

Sur ce registre, il est impératif d’évoquer le rôle aventurier de la France au Sahel, mettant cette région sous la menace terroriste, au nom de la « lutte antiterroriste », comme l’atteste le paiement des rançons aux groupes terroristes. A l’opposé du président Jacques Chirac, les présidents français, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron, sont devenus des girouettes du va-t-en guerre des différentes administrations américaines. Ceci dit, cette politique française aventurière suscite la polémique à la limite de l’indignation, comme c’est le cas pour le président de France Insoumise.L’Algérie est de plus en plus menacée par des forces hostiles qui ne digèrent nullement de voir le pays des millions de martyrs, se positionner comme État-pivot, aux décisions indépendantes du diktat des puissances néocoloniales et du diktat sioniste.

La menace est constituée de l’alliance franco-maroco-sioniste, soutenue par les organisations terroristes du MAK et du Rachad, des résidus d’El Issaba,de certaines ONG aux agendas avérés , de plumes et voix prêtées et des médias inféodés au projet de la répartition de l’Algérie, dont les richesses naturelles font saliver les multinationales.

Projet d’un Emirat terroriste aux portes Sud de l’Algérie

Le président français Emmanuel Macron a annoncé le mois de juin dernier le retrait des troupes françaises du Nord du Mali, dans le cadre de ce qu’a été appelé réorganisation de ses forces anti-insurrectionnelles, déployées dans la région du Sahel au titre de l’opération Barkhane. Selon le locataire de l’Élysée, la présence militaire française sera réduite et passera de 5,100 soldats français à environ 3,000.

Pour se donner une notoriété internationale et légitimer sa présence au Sahel, Emmanuel Macron procède à l’européanisation de cette intervention militaire, passant de l’opération Barkhane, anciennement Serval, à ce qui sera appelé »Takuba »

Des manifestants maliens pour le départ des troupes militaires français du Mali

Sur ce registre, la France procède depuis quelques jours au retrait de ses troupes de trois bases militaires implantées à Tessalit, Kidal et Tombouctou, un retrait qui sera achevé selon Florence Parly, ministre française de la défense, la fin de l’année en cours.

Est-ce réellement un retrait ? Surement pas puisque la France par la voix de son chef de diplomatie, critique la présence paramilitaire de l’entreprise russe Wagner, sollicitée par le gouvernement malien, dans le cadre d’un accord conclu tout récemment par Bamako et Moscou, à l’occasion de la visite du ministre malien des affaires étrangères Abdoulaye Diop en Russie.

Les chefs des diplomaties russe et malienne réaffirmaient, leur volonté de poursuivre le partenariat militaire entre les deux pays pour faire face au risque terroriste renforcé en raison du retrait partiel des troupes françaises.

Ce risque terroriste, est certainement la création d’un Émirat terroriste pour combler ce retrait calculé, et destiné à faire un foyer d’instabilité aux portes de l’Algérie dans le cadre d’un plan de son encerclement, dans la profondeur se situe au niveau de ses frontières ouest, en passant par les frontières libyennes , nigériennes et maliennes.
Le plan français devient plus clair, et devra faire face au sentiment d’hostilité exprimé par les populations malienne, nigérienne, sénégalaise, centrafricaine, burkinabé, guinéenne, mauritanienne et béninoise et qui ne cesse de revendiquer une indépendance totale de l’intention de Cotonou de retirer des réserves de change du franc CFA qui se trouvent en France. Cette annonce était accueillie positivement par les Béninois qui revendiquaient la nationalisation des richesses de leur pays, et l’usage des réserves monétaires pour le développement socioéconomique des béninois.

C’est dans ce cadre, que le président malien Assimi Goita et son premier ministre Choguel Kokalla Maïga, agissent pour se débarrasser du joug de la néocolonisation française.
Si le président malien avait échappé à deux tentatives d’assassinat, le second avait l’objet d’attaques calomnieuses et de dénigrement de la part de Macron et son gouvernement, après qu’il ait dénoncé le comportement inadmissible de la France de retirer ses troupes sans consulter les concernés, lors de son allocution devant l’Assemblée Générale de l’ONU, en septembre dernier.

Choguel Kokalla Maïga n’a pas hésité à accuser la France de soutenir le terrorisme au Nord du Mali. Un soutien que l’Algérie avait condamné implicitement et à maintes reprises dans le sillage de paiement des rançons aux groupes terroristes, en violation des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, adoptée sur proposition d’Alger en 2014.

L’Algérie est convaincue du jeu trouble de Paris, dont les manœuvres sont plus qu’évidentes et les tentatives de dénigrement et de fausses-vérités véhiculées par certains médias inféodés à la conspiration maroco-franco-sioniste comme Sahel Intelligence, Africa Intelligence, Afrik.com, Africa l’adulte, ou Jeune Afrique en plus des médias traditionnels comme France 24, Le Monde et autres Le Figaro, n’aboutiront qu’à inciter les forces vives africaines à saborder les projets de répartition de ces pays et les projets du pillage de leurs richesses.

 Les ramifications de la France avec les groupes terroristes

Si les nouveaux dirigeants maliens sont unanimes pour souligner les accointances de la France avec les groupes terroristes au Nord du Mali, dont des groupes avaient activé en Libye dans le cadre de l’invasion de la Libye, il en demeure que Paris serait derrière la réactivation de certains réseaux terroristes, liés à la décennie noire en Algérie.
Des membres de ses réseaux avaient été déportés, rappelons- le par Paris, vers Ouagadougou.

Il convient de rappeler, que vingt des vingt-six membres de la nébuleuse terroriste, avaient été expulsés vers le Burkina Faso, le 31 aout 1994, après avoir été assignés durant quatre semaines dans l’ancienne caserne de Folembray (Aisne).

Aujourd’hui, il n’est pas exclu que les expulsés d’hier, sont au service de la DGSE, pour déstabiliser certains pays de la région.

Des burkinabés bloquent le passage d’un convoi militaire français

Présence sioniste à la frontière avec l’Algérie

Comme nous l’avons déjà souligné dans nos précédent articles, la prochaine visite du ministre de la guerre de l’entité sioniste Benny Gantz, prévu au Maroc dans les tout prochains jours scellera une alliance stratégique et militaire, visant l’Algérie.
Cette alliance verra l’implantation d’une base militaire sioniste au sud de Mellilla, à quelques vols d’oiseau d’Algérie. L’Espagne, membre de l’OTAN, vient juste de condamner cette présence.
Selon le journal ibérique El Español, Rabat et Tel Aviv se prépare à la construction d’une base militaire au Sud de Mellilla, précisément à Afsou, une implantation qui intervient après l’accord d’acquisition de drones et le projet de fabrication de drones kamikazes.
Le ministre sioniste de la guerre Benny Gantz, attendu les 24 et 25 novembre, devrait s’engager à fournir au régime du Makhzen le système avancé de défense aérienne Dôme de fer […] actuellement fabriqué pour les États-Unis », indique Info Defensa, site espagnol spécialisé dans les affaires militaires et stratégiques.

Présence militaire sioniste au Maroc

Selon le journal espagnol, le projet de construction de la nouvelle base a suscité des inquiétudes parmi les responsables espagnols, qui la considèrent comme une menace pour la sécurité de la ville de Mellila.

Citant des experts espagnols, le journal souligne que des responsables du renseignement étranger ont mis en garde contre la mise en œuvre du projet, qui va au-delà des accords de compromis avec les pays arabes connus sous le nom des « Accords d’Abraham » en 2020.

Lockheed Martin livrera aux FAR, le Patriot-3

Au moment où le Secrétaire d’État américain Antony Blinken, appelle à l’application des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, à savoir l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, le Pentagone approuve entre Lockheed Martin et le Maroc pour acheter le système de défense aérienne. Il est évident que le lobby sioniste aux USA, avaient joué un rôle déterminant dans la conclusion de cet accord, mais, il en demeure que l’administration Biden souffle le chaud et le froid, et l’approbation de la dernière résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, rejetant l’inclusion de la clause du respect des droits de l’homme dans la mission onusienne de la MINURSO, et l’absence de condamnation deu lâche assassinat de trois civils algériens par un drone marocain, reflète le jeu trouble des américains.
La mauvaise publicité médiatique à la néocolonisation

Le sulfureux site d’Algériepart, dirigé par le larbin Abdou Semmar, a encore une fois démontré son allégeance à la propagande du Makhzen, en s’attaquant à l’Algérie et ses institutions, l’accusant de violer le bon voisinage. La question qui se pose ici, est-ce que le Maroc respecte ses voisins espagnols, sahraouis, mauritaniens et algériens ?
Au nom du « bon voisinage, Rabat a envoyé 10 mille migrants pour faire du chantage à l’Espagne, pour l’inciter à épouser sa politique expansionniste. Rabat a violé un cessez-le feu décrété par l’ONU, vieux de trente ans, au Sahara Occidental, pour matérialiser son « bon voisinage ». Sieur Semmar devrait interroger les familles des trois civils algériens assassinés par le Makhzen, pour en savoir si le Makhzen est un bon voisin. Pour en conclure, Sieur Semmar s’attaque à la souveraineté de l’Algérie interdisant le survol de son espace par les avions militaires français, en nous révélant qu’Alger s’était opposée au survol d’un avion militaire français transportant un militaire blessé au Mali. Sieur qui prétend jouer »l’humanitaire » a oublié que le militaire français blessé, ne faisait pas du tourisme au Mali.

A bon entendeur.

Lire aussi:

https://algerie54.dz/2021/11/19/manifestations-anti-francaises/

https://algerie54.dz/2021/11/14/desinformation-18/

https://algerie54.dz/2021/11/18/interview-jacob-cohen/