On sait. Quand on parle de mines, notamment parlant de la Guinée, les gens revisitent les mémoires, concernant le temps Conté – (où les Dames du sérail avaient une autonomie souterraine d’influencer les contrats miniers). Le cas de l’homme d’affaires franco-israélien, Beny Steinmetz, en est une parfaite illustration.

Avec le temps d’Alpha Condé, c’est de notoriété publique que les mines ont pris un essor considérable ; la ruée notamment de tout un tas d’acteurs (vrais ou faux), qui promettent des enveloppes importantes au bénéfice de la trésorerie et des populations locales – mais ce qui importe dans cette situation comme avantageux pour le pays reste peu. C’est ainsi que le ministère des mines et de la Géologie, sous la houlette de deux jeunes brillants aux talents incontestés (Magassouba et Saadou Nimaga), jouent la prudence, passant au crible tout intéressement à ce secteur.

C’est dans cette lutte sans relâche des autorités en charge des mines, qu’un tissu bien millimétré, aux relents d’un article de presse, paru sur un site d’informations, spécialisé en rubriques (économie et mines…), s’agissant de l’agence ecofin.

Dans les accusations relayées par le site, il est dit entre autres que : « La Guinée a conclu en novembre dernier un accord avec la société britannique Sycamore Mining pour relancer la mine d’or de Kiniéro, à l’arrêt depuis plusieurs années. Si Conakry présente la compagnie comme « le meilleur investisseur pour le projet », le processus ayant conduit à la sélection pourrait avoir été entaché de plusieurs irrégularités, selon des sources de l’Agence Ecofin. Entre intimidation et prise illégale d’intérêts, de graves soupçons pèsent sur de hauts cadres du ministère guinéen des Mines et de la Géologie… »

Mais compte tenu de la solennité de l’accusation personnalisée, portée à l’encontre du ministre des mines et son adjoint ; en effet, le ministère a fait descendre le couperet sur ces tas d’accusations, mardi 10 décembre, chez nos confrères de la Radio espace Fm.

Intervenant par la circonstance, le secrétaire général des Mines et de la Géologie de Guinée, Saadou Nimaga, a lavé son ministère contre tout soupçon de corruption concernant l’octroi de la mine d’or de Kiniéro à la société britannique, Sycamore Mining.

Secrétaire général du ministère des Mines et de la Géologie, Saadou Nimaga

Extrait : « C’est parce que nous gérons un secteur sensible. Nous sommes en train de travailler depuis plusieurs années à la réforme ; le cœur de cette réforme, c’est la moralisation de l’action publique, la crédibilité de ce que nous faisons, donc aujourd’hui si quelqu’un s’attaque au cœur de cette réforme, c’est de notre devoir de répondre. Parce que, ce que nous faisons, nous ne faisons pas pour nous même, nous le faisons pour les populations. C’est impossible de faire avancer le secteur minier en prenant le pot-de-vin.

Depuis 2014, nous avons constaté l’arrêt (des travaux) ; nous avons hérité de l’arrêt de la mine d’or de Kiniéro par Semafo. Nous avons cherché les repreneurs ; il faut dire que les repreneurs ne se bousculent pas. Il y a beaucoup de spéculateurs, des gens qui veulent démanteler les équipements là-bas qui sont sur le site.

Nous avons reçu la manifestation d’intérêt d’un certain nombre de sociétés ; parmi ces sociétés, on connaît un certain nombre d’acteurs qui évoluent dans le marché ici. Nous avons procédé à ce premier appel d’offres, qui s’est révélé infructueux. Parce qu’il n’y avait pas de capacité financière de ceux qui ont été retenus (les mieux placés)….

Nous avons mis en place une commission d’évaluation sans aucune influence ni de moi-même ; que ça soit de la primature et de la présidence ; personne n’a été impliquée ; seulement que des évaluateurs. Le classement a mis Sycamore Mining en tête ; donc nous avons fait le travail de manière professionnelle… », s’est-il défendu.

 

 

Alpha Barry