Le président guinéen Alpha Condé au siège de l'ONU, à New York, le 25 septembre.

Réélu récemment à la tête de l’Etat guinéen pour un premier mandat de la IVe République, Alpha Condé se montre davantage lasser par la pagaille [tacitement, fait référence à son opposition qui conteste sa victoire, en l’occurrence, Cellou Dalein Diallo]. En tout cas, c’est qui ressort comme analyse de sa récente sortie juste après la confirmation de son succès électoral par la Cour constitutionnelle.

« Il n’y aura plus de pagaille en Guinée. Il n’y aura aucune zone de non-droit… », a martelé le chef de l’État, visiblement soucieux de sortir la Guinée du bourbier de contestation politique permanente et d’autres tares sociétales. Désormais, le président Alpha Condé veut s’atteler à améliorer le panier de la ménagère et ouvrir le front contre les preneurs des biens de l’Etat.

Analyse de son discours

Sur le contenu de son discours, on peut prétendre dire que rien n’a changé de la volonté du président Alpha Condé depuis qu’il est au pouvoir pour améliorer certaines pratiques en Guinée. Mais par contre, ce souhait en grande partie n’a toujours pas eu lieu. Tant d’observateurs mettent ce manque à gagner de la gouvernance d’Alpha Condé à l’actif de son désir à nouer trop d’alliances politiques qui ne font pas avancer les choses. Notamment, c’est le cas de son arrivée au pouvoir en 2010, Alpha Condé, celui qu’on connaît [homme de rigueur], a mangé son chapeau. Il a nommé des hommes et des femmes à des endroits où ceux-ci ne méritent pas. Et alors que le choix des hommes est la clé d’une meilleure gouvernance. Mais beaucoup pensent qu’Alpha Condé (III) sera meilleur qu’avant.

Makoura