C’est au cours d’une déclaration ce lundi 27 janvier à Conakry, que la Coalition guinéenne de la Cour pénale internationale a haussé le ton pour le respect des droits de l’homme en Guinée. La coalition guinéenne de la CPI, a rappelé les massacres du janvier et février 2007 et réclame justice pour les victimes. C’est le même cri d’alarme au sujet des massacres du 28 septembre 2009. Cette organisation demande également justice pour tous les cas de violations de droits de l’homme. La Coalition guinéenne pour la CPI a aussi appelé le gouvernement guinéen à surseoir les élections pour qu’il ait des élections transparentes.

M. Hamidou Barry, président de la coalition guinéenne de la CPI, a indiqué à la presse que le contenu réel de leur déclaration « c’est de rappeler qu’il y a eu des massacres du janvier et février 2007, nous réclamons justice pour tous les cas de violations de droits de l’homme. Des victimes du camp Boiro, victime de massacres du 28 septembre 2009, les victimes de ces derniers temps, depuis 2011 jusqu’à maintenant mais également nous avons appelé le gouvernement à surseoir les élections pour qu’il ait des élections crédibles et transparentes », a-t-il indiqué.

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Le représentant spécial des Nations-Unies de la région, Mohamed Ibn Chambas est déjà à Conakry, certainement pour rapprocher les positions des protagonistes de la crise politique. Pour réagir à ce sujet, le président de la Coalition guinéenne de la CPI indique : « Nous espérons qu’il va jouer son rôle pour que cette crise cesse. Nous espérons qu’il va appeler le gouvernement, y compris M. le président de la République et de tous ceux qui veulent changer la Constitution, pour qu’ils renoncent à ce projet. Nous pensons que la solution de cette crise qui mine la Guinée réside au respect de la Constitution du 07 mai 2010, en renonçant à tout changement constitutionnel (…) », a estimé   M. Hamidou Barry.

Mamadou Dian BAH