Durant des semaines, le gouvernement guinéen s’était accentué à la communication pour préparer l’esprit des citoyens à une possible augmentation du prix du litre du carburant à la pompe. Le porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara, avait fait même le sujet à son terrain de prédilection. Des arguments étaient ainsi coulés ici et là. Le ministre des Hydrocarbures, Zakaria Coulibaly, a balisé le côté technique du sujet – et de dire qu’il soumettra à qui de droit.

Il s’agissait de la proposition de la structure des prix en fonction du nouveau contexte qu’il aurait fait soumettre aux décideurs publics. La réaction venant de la classe politique guinéenne ne s’est pas fait attendre. L’économiste Dr Ousmane Kaba, Sidya Touré du parti UFR et ainsi que le président Cellou Dalein Diallo, tous ont convergé vers l’idée que le gouvernement guinéen [ne subventionne pas le carburant.] Cette thèse a fait naître un nouveau concept qui consiste à dire que le gouvernement perdrait [le manque à gagner] à la différence de l’argument que les autorités subventionnent le carburant.

Les médias, les syndicats, et simples citoyens, tous ont porté le sujet cette semaine à un niveau supérieur qui, il faut rappeler, aurait eu l’effet – ou influer sur une éventuelle augmentation du prix du litre du carburant poussant ainsi le gouvernement à maintenir le prix du litre du carburant dans les stations-services à neuf mille francs guinéens, ce 1er juin 2021.

Face à cette situation, tout porte à croire que la vox populi aura finalement eu l’ascendance sur la volonté du gouvernement, qui était prêt, à tout-va, d’augmenter ce produit pétrolier qui impacte directement les populations.

Par Makoura