D’aucuns se réjouissent de voir la Guinée sur le banc des accusés – et de n’avoir plus la voir obtenir cette audience qu’elle avait par exemple de 2010 à 2020. D’autres aussi rétorquent de plus bel à l’actualité relative au ciblage de 25 personnalités guinéennes par 32 eurodéputés dans le but d’être sous le régime de sanctions de l’Union européenne, à cause, dit-on, « de multiples violations de droits humains sous le régime Alpha Condé ».

Mais à l’analyse, si la nouvelle a trouvé des adhérents au sein de certaines opinions en Guinée, cependant, elle pourrait avoir des conséquences relatives au maintien absolu du régime en place de consolider le pouvoir à vie. La situation nous renvoie à celle de la Guinée de 1958, une Guinée de l’époque qui a défié la France gaulliste de n’avoir pas adhéré à la communauté française tant vantée par général de gaulle.

En se souvenant de l’histoire de la colonisation, les guinéens sont jaloux de leur souveraineté, et cette culture se perpétue chaque jour et s’élargit à tant d’autres générations d’hommes et de femmes. C’est bien l’avis certains observateurs qui craignent si le régime Alpha Condé n’aurait pas eu davantage des brins de solidarité à l’interne par la majorité du peuple – et que si celui-ci ne va pas prendre pour ennemis ceux qui égratignent l’image de la Guinée à l’international.

Le sujet est un couteau à double traçant, et chaque camp pourrait avoir le revers de la médaille dans cette histoire. Aimons-nous et aimons notre pays, cet idéal pourrait, en tout cas, selon des avis, nous permettre de sortir du bourbier politique.

Par Makoura