L’éventualité pour un troisième mandat d’Alpha Condé a été actée lundi 31 août par le Parti présidentiel, [RPG arc-en-ciel]. L’épreuve aura duré plus de trois ans, jour pour jour, les opposants contre le maintien de l’actuel chef de l’État, ont plusieurs fois, battu le pavé dans l’espoir d’obtenir la non-candidature du président. Mais la nuit du lundi 31 août dernier, pourrait se révéler plus tard comme la plus longue des nuits pour les défenseurs de l’ancienne Constitution.

[Alpha Condé, opposant historique autrefois, est en train d’aller dans le sens inverse de l’histoire.] C’est la vulgate populaire de ses opposants auprès de l’opinion et de la communauté internationale. Alors que dans un passé récent, les mêmes hommes ont gouverné la Guinée avec la forme d’une monarchie élective pour maintenir Lansana Conté au pouvoir en dépit malade et frileux par les affaires.

Les partisans du régime actuel mettent en avant l’argument selon lequel [les opposants ont empêché Alpha Condé de travailler]. Ils en citent les manifestations qui ont entraîné de morts et de blessés. C’est le sentiment de la victoire des vaincus – autrefois, ennuyés par les marches et contestations de rue, mais sont aujourd’hui dans une situation politique confortable en vue du maintien du pouvoir.

Les approches de la gestion politique d’autres pays renforceraient le sentiment des tenants du pouvoir de ne plus faire l’erreur. [Angola] et [Mauritanie], deux pays où les présidents ont tranquillement laissé le pouvoir, mais sont aujourd’hui dans la marmite judiciaire des nouvelles autorités. Il s’agit des épreuves qui consolideraient la conviction des dirigeants actuels de l’Afrique pour se maintenir au pouvoir.

En Guinée, depuis 2013, l’opposition guinéenne a utilisé le même procédé de pression dans l’espoir de contraindre le pouvoir d’amorcer la révolution démocratique comme celle promise par les acteurs du pouvoir transitoire.

Le FNDC qui semble autrefois sonner le frein d’urgence pour arrêter la continuité du pouvoir d’Alpha Condé, est autant sous la pesanteur de la division. Une aubaine politique pour les partisans du régime qui seraient dans la dynamique d’attiser la braise du clivage au sein de l’opposition.

Pour une fois, les révolutions, comme à l’instar d’autres pays, n’ont pas été les locomotives de l’histoire en Guinée. Enfin, c’est la victoire des vaincus.

Moussa Diabaté, Journaliste