Au lendemain de sa réélection pour la troisième fois consécutive à l’issue de l’élection présidentielle du 18 octobre, Alpha Condé a scandé la fin de la pagaille – un rythme qui ressemble au ‘’triomphe des nobles’’. En réponse aux interpellations dans ses rangs, le candidat malheureux à la récente élection, Cellou Dalein Diallo, accuse directement Alpha Condé de ‘’l’instrumentalisation de la justice’’ à des fins de ‘’règlements de comptes’’.

« Nous condamnons énergiquement cette instrumentalisation de la justice par Alpha Condé afin de règlement de comptes politiques et exigeant la libération sans délai du détenu et l’arrêt des poursuites contre les cadres et militants de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC. Faute de quoi, l’UFDG et l’ANAD ne tarderont pas à prendre toutes les dispositions pour défendre les droits et liberté de leurs partisans », a déclaration jeudi l’ancien chef de file de l’opposition notamment devant la presse.

La sortie de Cellou Dalein Diallo est relative à l’interpellation de plusieurs cadres de son parti et deux de ses alliés, Etienne Soropogui et Sékou Koudouno du FNDC, sont tous dans l’œil du cyclone du procureur de Dixinn. « Après avoir séquestré à son domicile, le candidat de l’UFDG et de l’ANAD à l’élection présidentielle du 18 octobre ; fermer manu-militari ses bureaux et le siège de son parti et fait tuer 48 personnes lors des manifestations post-électorales. Le tyran a décidé de décapiter l’UFDG en se livrant à une véritable chasse aux sorcières contre ses dirigeants », poursuit-il.

Outre, Cellou Dalein Diallo rappelle aussi que « c’est suite au communiqué du procureur de Dixinn, en date du 10 novembre 2020, monsieur Chérif Bah, vice-président de l’UFDG a été kidnappé et conduit à la DPJ où il est toujours détenu ; sont également dans le collimateur d’Alpha Condé qui a déjà actionné sa justice pour les kidnapper, M. Ousmane Gaoul Diallo, coordonnateur de la cellule de communication du parti, Cellou Baldé, responsables des fédérations UFDG de l’intérieur, Abdoulaye Bah, membre du bureau exécutif national de l’UFDG ainsi qu’Etienne Soropogui de l’ANAD et Sékou Koudouno du FNDC, sont tous accusés par ce procureur, de proférer des menaces de nature à troubler la sécurité et l’ordre public … », a-t-il ajouté.

Propos recueillis par Dian Bah