Ce dimanche soir, le ministre de la sécurité et de la protection civile, Albert Damantang Camara, était dans la grande édition de la RTG pour expliquer le dispositif envisagé par son ministère en vue pour l’encadrement de la marche annoncée du FNDC ce lundi 06 janvier. Mais il a aussi fait une mise en garde sérieuse contre les auteurs pour des éventuelles violences. Lisez !

« Sur la marche proprement dite, par mesure de sécurité, comme à l’accoutumée, des forces de sécurités seront déployées bien entendu, encadrer cette marche dans les règles conventionnelles. Je souhaite apporter de précisions sur ce qui se passe en dehors de la marche : lorsque la marche est autorisée et que les organisateurs s’entendent avec les forces de sécurité, les hommes sont déployés avec un dispositif traditionnel mais conventionnel surtout du maintien de l’ordre. Boucliers, casques, matraques, grenades de lacrymogène pour assurer l’ordre dans le strict respect de la dignité humaine, des libertés fondamentales.

En dehors de la marche, ce qui peut se passer relève soit du délit, soit de la criminalité – et les agents qui sont disposés à d’autres endroits de la ville ne sont pas forcément munis du même dispositif. Je tiens à rappeler à ceux qui éventuellement pourraient inciter des personnes à s’adonner à des exactions contre des biens, des biens publics, des biens privés ou des citoyens, qu’ils auront à faire à des forces de défense qui apporterons une réponse certes proportionnée mais appropriée. Il faut que cela soit clair.  Il n’est pas acceptable dans un Etat qu’on se livre à des exactions contre des citoyens qui ne font qu’exercer leur droit tout simplement. Je le dis et je le reprécise. Parce que plusieurs informations font état de préparatifs de violences localisées. Certains disent qu’après la marche du 06 qu’ils vont s’affranchir de toutes autorisations, de toutes déclarations, de toutes conventions. Cela n’est pas acceptable dans un Etat. Il y a des lois qu’il faut respecter. Le ministère de la sécurité est là pour les faire respecter sans avoir l’option de choisir si oui ou non il déploie ses forces lorsque l’ordre public est troublé (…) ».

Fodé Keita