L’un des défis majeurs auxquels sont confrontés la plupart des chefs d’État africains, une fois le pouvoir conquis, demeure la constitution d’un entourage à la hauteur des ambitions nationales. La quête de collaborateurs compétents, loyaux et véritablement qualifiés devient souvent un exercice périlleux, tant les profils de valeur intellectuelle avérée restent rares. Or, gouverner ne se limite pas à conquérir le pouvoir : il s’agit surtout de s’entourer de femmes et d’hommes capables de traduire une vision politique en actions concrètes de développement.
Il convient ainsi d’opérer une distinction claire entre ceux qui accompagnent un leader dans l’accession au pouvoir et ceux qui, par leurs compétences techniques et intellectuelles, l’aident ensuite à gouverner efficacement. Ce second cercle, composé de collaborateurs stratégiques et de cadres qualifiés, constitue le socle même d’un écosystème de gouvernance performant.
Le contexte guinéen face au défi des nominations
En Guinée, cette problématique est bien connue. À chaque vague de nominations, une multitude de candidatures aux parcours parfois douteux émergent, au point de brouiller la lecture du décideur. Dans ce contexte, le rôle des conseillers avisés devient crucial : alerter, orienter et encourager des choix fondés sur le mérite, la compétence et l’intégrité.
C’est dans cette dynamique qu’il apparaît pertinent de mettre en lumière le profil d’Aly Traoré, jeune juriste dont le parcours académique et professionnel force l’attention.
Aly Traoré se distingue par sa parfaite maîtrise des textes fondamentaux qui régissent l’État. Cette expertise constitue un atout majeur pour la consolidation de l’État de droit et pour l’application rigoureuse des normes républicaines, indispensables à une gouvernance moderne et crédible.
Doctorant à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, il n’a jamais dissimulé son attachement à l’enseignement et à la transmission du savoir. Son parcours tranche nettement avec celui de certains cadres aux formations approximatives, souvent propulsés dans l’appareil étatique sans bases académiques solides.
À l’heure où la Guinée ambitionne de renforcer ses institutions et de réussir son projet de refondation, des profils comme celui d’Aly Traoré apparaissent indispensables. Le pays gagnerait à mobiliser de telles compétences pour contribuer, de manière efficace et responsable, à la vision de développement portée par le président Mamadi Doumbouya.
Dans un environnement où la gouvernance exige rigueur, savoir et éthique, Aly Traoré incarne un prototype de cadre intellectuel dont l’État a besoin pour relever les défis présents et futurs.
Par Oumar Barry pour www.guineeperspectives.com























