Alphonse Charles Wright, notre Henri François d’Aguesseau

« La Justice qui se fait attendre est une injustice. » « L’homme n’est jamais plus libre que lorsqu’il assujettit ses passions à la raison, et sa raison à la justice. » Disait Henri François d’Aguesseau alors avocat général au parlement de Paris à 22 ans puis procureur général à 32 ans et Chancelier et Garde des Sceaux à 48 ans.

Son audace amène l’imaginaire collectif à se rappeler d’un certain Alphonse Charles Wright de la Guinée, alors lui aussi juge, se faisant une place dans l’opinion publique à travers des décisions qu’il rendait farouchement contre la volonté du régime passé. Aujourd’hui, le même Alphonse Charles Wright oriente de plus belle la boussole d’une justice décriée autrefois.

Le fait le plus frappant d’Alphonse Charles Wright, est qu’il a récemment prévenu le tout puissant haut commandant de la gendarmerie nationale, colonel Balla Samoura pour ses ‘’agissements anti-procéduriers’’, mettant ce dernier en garde qu’il n’a pas la qualité de convoquer ni d’auditionner les citoyens et qu’il n’a pas l’habilitation d’un officier de police judiciaire pour enquêter. Cette sortie du procureur général près de la Cour d’appel de Conakry s’aperçoit comme un pavé dans la marre, vent debout contre le non-respect des procédures judiciaires en ce temps de transition dirigée par le colonel Mamadi Doumbouya.

Et si ce dernier aime dire qu’il est allé à la mort le 5 septembre 2021 en renversant Alpha Condé afin de mettre fin au mal guinéen, Alphonse Charles Wright semble avoir mis sa vie entière pour tirer haut cette justice que le peuple de Guinée aspire. Les annales de l’histoire mentionneront désormais son nom étant un homme qui aura consacré sa vie pour une justice équitable. Donc, à l’image d’Henri François d’Aguesseau.

 

PAR MAKOURA