Visiblement aisé dans la tenue des assemblées virtuelles de son parti UFDG à chaque fin de semaine. Le président Cellou Dalein Diallo ne s’avoue pas vaincu malgré l’interdiction de sortie que le régime Alpha Condé inflige à sa personne. Au cours des différentes réunions du parti, des mots durs sont tenus contre Alpha Condé et son système – et à l’en croire, [plus de 400 militants] de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) croupissent toujours en prison. Mais la pression doit-il l’amener à reconnaître la réélection d’Alpha Condé pour un troisième mandat ? -, si officiellement, plus rien ne sort au sein de l’UFDG comme proposition de sortie de crise, le pouvoir, quant à lui, gagne en temps de pause politique pour réaliser son programme de développement. Le président Alpha Condé s’en vante d’ailleurs à merveille que le pays est calme – une manière de chérir les investisseurs de venir investir au pays. La floraison des hôtels favorise même cette volonté du président Alpha Condé dans un contexte où ses adversaires politiques se débrouillent tant bien que mal à exister.

Si pour l’instant rien n’est signifié à Cellou qui peut l’inculper comme infraction, cependant, des avis estiment que le pouvoir serait dans la logique d’essouffler ce grand parti à se vider de son contenu. D’ailleurs pour preuve, les militants récemment graciés par le chef de l’Etat (d’après des témoins) fréquenteraient les plus proches du président. C’est ce qui expliquerait davantage que le pouvoir a réussi en peu de temps le débauchage forcé de certains militants au sein de l’UFDG.

Malgré la peine infligée à son parti, Cellou Dalein Diallo tient comme du fer à béton d’étreindre les rangs de son parti et de tenter déjouer les imprécations de ses détracteurs qui martèlent ici et là que la durée de vie de ce grand parti n’est qu’une question de mois. Mais en réalité, on y voit de plus en plus les militants de cette formation politique s’enthousiasmer davantage autour de son leader.

Une médiation internationale en panne

Si dans un premier temps, au sortir de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, Cellou Dalein Diallo s’était déclaré vainqueur du scrutin, mais dans un second temps, son interview à RT-France, au cours de laquelle il a émis sa volonté de se présenter pour l’élection de 2026, – cette sortie du leader de l’UFDG aurait mis fin à toute médiation internationale à son sujet. C’est du moins, l’avis de certains observateurs. Par son seul discours, Cellou Dalein Diallo semble donner l’occasion au régime Alpha Condé de dissiper son parti – et que lui-même soit réduit en leader sans trop d’envergure de menace. Une réalité qui met fin à se revendiquer comme vainqueur de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Par Makoura