Le SLECG a enfin obtenu des avantages mardi 28 janvier, notamment à l’issue des négociations entre les représentants des  enseignants grévistes et la partie gouvernementale.  Cette énième retrouvaille des deux parties a eu lieu sans la présence du secrétaire général du Slecg, Aboubacar Soumah. Mais le secrétaire général adjoint du Slecg, Oumar Tounkara (exclu autrefois) était présent à la signature du protocole d’accord. Face aux caméras, le numéro 2 du Slecg ne manque pas d’espoir, de voir les conditions de vie des enseignants améliorées.

L’accord qui a été signé hier mardi par les deux parties, vise notamment  la valorisation de la profession des enseignants. Il s’agit d’apporter un complément financier pour créer une prime d’incitation de classe en fonction du lieu d’affectation des enseignants. En effet, par exemple, les enseignants qui sont dans les districts et villages auront une prime d’un million trois cent mille par mois.

Mais malgré cette avancée significative, Aboubacar Soumah du SLECG, ne reconnaît pas ce présent protocole d’accord. Le patron du Slecg a réagi dans la presse ce mercredi, un jour après la signature du protocole d’accord entre sa structure syndicale et la partie gouvernementale. L’homme à la tête rasée a dit en effet que « le protocole ne les concerne pas », «  ça n’engage que les structures signataires et leurs bases », a-t-il ajouté.

Mais bon nombre d’observateurs n’hésitent plus à voir une future défaite concernant la lutte que mène Aboubacar Soumah, c’est-à-dire, s’il ne serait pas en passe de mordre la poussière au pied du gouvernement Kassory Fofana. Auparavant, celui qu’on a qualifié de « rebelle » avait su tordre les mains du gouvernement en janvier 2019, autour de la signature d’un protocole d’entente entre sa structure Slecg et le gouvernement. Mais Soumah risque gros de mordre la poussière cette fois-ci.

Alpha BARRY